Le matin, après avoir éteins mon réveil pour la deuxième fois, je dus prendre quelques instant pour réveiller mon esprit. J'allumai la lumière pourtant faible qui me brûla les yeux, puis lis les10 dernières lignes de mon livre que je n'eus pue lire la veille. En me levant, je fus prise d'un frisson, et me replongea dans mon lit encore chaud. Je m'habillai, sans vraiment d'entrain, me prépara comme chaque jour, puis après avoir mis mon pull chaud et informe et mon jean, je me collai au radiateur. J'étais fatiguée, depuis que je m'étais réveillée, 15 minutes auparavant. J'ai du trouver une force surhumaine pour me maquiller très légèrement, et pour me lisser les cheveux quelques minutes, sachant que dans un instant, ils retrouveront leur nature sauvage, et créeront un paquet de roux créateur autour de ma tête endormie. J'allai manger un bol de céréales aux fruits, que pour une fois, je ne trouvais pas au gout, puisqu'il n'y en avait pas, simplement. Ma gorge du se résoudre à offrir cette nourriture à mon corps, chose que j'ai crue impossible pendant une bonne minute. J'enfilai mes chaussures et pris mes clés. Je saluai de loin mon père, et sortis appuyée sur le bouton de l'ascenseur. Le bruit qu'il faisait me cassait les oreilles. Lorsque je me trouvai devant la porte de l'immeuble, je m'attendais à un froid courant, habituel, que j'aimais plutôt. Mais je ne trouvai qu'un petit vent frais, qui filtrais à travers mon pull - moins que je croyais- mais qui me replissa de frissons horrible. Lorsque j'arrivais, du moins à une dizaine de mètres de mon collège, je dus trouver un courage inhabituel pour m'empêcher de pleurer. Encore une de ces journées sans intérêt. Mes larmes ne couleraient pas, j'étais vide. Je trouvais mes 'amies' à la même place que chaque jour, les salua d'un vague 'Bonjour' et partis vers mon casier, histoire de ne pas me mettre en état hystérique. Je n'étais vraiment pas d'humeurs. Du moins pas plus que chaque jour. Chaque matin je m'enfonce un peu plus. Je parlai un peu, avec Méganne, elle qui pouvais plus me comprendre que n'importe qui dans toute la 4 ème. Je repensais à la soirée, la veille. Une mélancolie me brisa le c½ur. J'eu envie de courir le rejoindre, même si je n'avais aucune d'où il était. Je m'interdis d'y penser. Je me rendis en cours, et me força de rester éveiller. J'ai crue que j'allais m'évanouir, tellement la fatigue se prenait à moi, mes yeux se fermaient même sans mon consentement. Si la prof n'avait pas été juste devant moi, je me serais certainement mis une claque pour me réveiller. Or, je m'endormis chaque seconde de plus, ici. Puis vint la physique, cours que je n'écoute jamais vraiment. Aujourd'hui ne fit pas exception à la règle. A notre unique pause de 10 misérables minutes, je trouvai Blex' ou Pistache comme j'aime l'appeler. Nous parlions quelques instants, puis alla retrouver des personnes. Je ne fis rien en espagnol, ni en maths réellement. Enfin c'est bien dire. Pour la première fois en maths, j'ai réussi à faire mon exercice de géométrie, SEULE. Et là, c'est réellement un exploit. J'eus un rire lorsque Rémy donna ses dolipranes au prof, avec un enthousiasme que je ne lui connaissais pas. Lorsque la sonnerie retentis, je n'attendis pas et me dirigea vers la sortie. Le froid qui me fouettais le vent m'importais peu, je m'en fichais, je ne le sentais pas ; Mais les frissons était cependant là. J'aurai voulu courir loin, très loin. Eviter de vouloir pleurer chaque minutes plus que la dernière, envie de mourir, arrêter de respirer, être quelque chose d'anormale, et non pas quelqu'un d'anormale. D'avoir une raison de se lever chaque matin, alors que la fatigue se prenait à moi un peu plus à chaque secondes. Je flânais, zigzaguais surement, mais marchais sans aucun bruit, ni aucun souffle. J'aime la musique oui, mais je n'aime pas faire de bruit. Au risque de ne pas bouger, cela m'importe. Je VEUX être tellement étrange que sa en deviens une obsession, voire pire. Le visage que le miroir devant moi m'offrait, ne faisais que refléter ce que je craignais : depuis 4 heures, je n'étais pas devenue mieux. J'empirai. Je soupirai, essaya de ne pas m'écrouler de fatigue, là, au sol, et rentra chez moi. J'eus un instant d'hystérie, du à mon exercice de maths réussi. Finalement, c'est l'unique chose que je dois à cette matinée. Qui en sera pour l'après-midi ? Lors du repas, mon estomac accepta les aliments que je lui offrais. Je passai le reste de ma pause midi à lire. En me dirigeants vers mon collège, l'air frais ne me fit pas frissonner, il me fouettait le visage : j'adorais sa. Mais je ma cacha des rayons de soleil. Je n'aime pas vraiment. Mon heure d'SVT passa plutôt rapidement, sans approche à mon passé ou insomnie involontaire, ou autres tortures envers moi-même. Lors de mon heure de sport, j'étais dispensée, car voir les gens faire du saut en hauteur me mettais tellement en peur que je n'osais même pas m'imaginer sauter. Je m'installai dans un coin de la salle pour continuer mon livre, même si Charlotte qui avait lue les 2 autres tomes passait son temps à me raconter la suite. Nous parlions un peu, mais je me replongeai dans l'histoire. L'essentiel était que les livres se terminaient bien. Je dus me résigner à partir au milieu du cours, je n'étais pas concentrée pour lire, mais après plusieurs minutes, j'y arrivais enfin. En heure d'instruction religieuse, on me demanda de prêter mon livre quand je l'aurai fini, chose que je n'approuvai pas tant, pour différentes raisons. La première, c'est que c'était mes efforts qui étaient passée pour acheter les livres. A eux d'en faire autant. Je me résignai, puis replongea dans mon dessin sur mon cahier de cours. Malgré ma matinée, j'étais réveillée, assez pour rire, ce qui me surprenais réellement. J'eus un coup de barre en cette dernière heure, mais resta soumise aux quelques minutes qu'il restait. Lorsque la sonnerie retentit, je n'attendis pas, et fonça tête baissée vers le portail du collège. La se passa une chose étrange : Je parlais à la s½ur (non pas que ce soit inhabituel) et lorsque je lui dis que je venais d'apprendre qu'elles n'étaient que 9 s½urs dans tout l'établissement, elle me répondit qu'elles auraient besoin de nouvelles têtes, et que je pourrai y penser sérieusement. Elle me le répéta trois fois de suite. Je n'eu pas compris tout de suite, à croire la tête que je faisais. J'aurai voulu lui dire que non, que je ne voulais pas devenir religieuse, que je n'étais pas baptisée, que je ne voulais pas laisser quelqu'un dont on ignore l'existence déteindre sur ma vie, que Dieu n'existait que dans les pires situations pour moi. Cela me brulait la gorge, mais ses yeux étincelaient. Elle a toujours été gentille avec moi. Pour cela, je lui servis un sourire aimable, et surtout sincère ; puis lui répondit doucement en m'éloignant ' On verra quand j'aurai le bac !' Ce qui me laisse 5 ans. J'étais faible, comme à chaque fois. Repoussée les problèmes, toujours, et évitée les engueulades, au risque d'endosser la responsabilité. Je parlai quelques secondes avec Baudouin, puis partis rapidement vers chez moi. Là, je me servis un grand verre de jus de fruit, puis alluma mon ordinateur, et écouta de la musique, sans vraiment intérêt. Mes oreilles n'étaient comme lassées, je ne trouvais rien à leur faire écouter. Je dus me résigner sur une chanson HIT, que j'appréciais, mais qui n'était pas mon style. Je ne pensais même pas à mes devoirs, à mon interrogation demain, ni a celle des jours prochains... Oui, j'étais dans de sales draps.

